Archive pour la catégorie 'Histoire de la lingerie'
Les années 80
Jeudi 17 juillet 2008L’après 68 et les années 70
Jeudi 17 juillet 2008Les années 60 : la femme-enfant
Jeudi 17 juillet 2008Les années après guerre de 47 à 57
Jeudi 17 juillet 2008Les années 30 à la fin de la 2GM :
Mercredi 16 juillet 2008- Le biais conquiert ses lettres de noblesses, permettant d’épouser les ondulations de la silhouette que la coupe en droit-fil lui refuse.. Madelaine Vionnet l’illustre parfaitement avec ces premières robes coupées en biais moulant ainsi les corps et épousant les formes des femmes.
- L’arrivée du fil élasthanne et du latex qui permettent des mises au point de tissus élastiques. Les gaines s’assouplissent
LES ANNEES 20 : APOGEE DE LA GARCONNE
Vendredi 11 juillet 2008Au début du 20eme siècle
Jeudi 10 juillet 2008Au début du 20eme siècle :
le corps des femmes sans corset, les femmes en gaines
Au début du 20eme siècle, La corsetterie doit alors faire preuve d’imagination pour satisfaire ces femmes qui ne cessent de maigrir. Et commence à apparaître à la fin du siècle des corps de femmes sans corsets.
Ainsi, en 1910, on tend à affranchir le buste et à faire descendre le corset jusqu’à mi-cuisse et à gagner en souplesse….
Le buste devient alors dégagé, les seins peuvent être soutenus soit par un petit cache-corset brassière, soit par une Georgette, soit par un maintien gorge, soit enfin par ce que l’on va appeler un soutien-gorge.
Le mot apparaît donc dans le Larousse en 1904 résultante lexical des recherches et tâtonnements des médecins, des femmes souvent et des corsettiers qui de brevet en brevet cherchent à créer un corset hygiénique soulageant l’abdomen.
La 1er GM joue un rôle moteur dans le déclin du corset. En quittant leur foyer pour faire des taches masculines abandonnées par les hommes partis au front, les femmes quittent leur carcan.
Pour résumer
Mardi 1 juillet 2008Pour résumer, l’armure invisible des femmes à la fin du 19eme siècle c’est la chemise de jour enfoncé dans le pantalon, un ou deux jupons, un cache corset et des bas retenu au-dessous du genou par une jarretière (plus tard les porte-jarretelles).
Pantalon ouvert ou fermé. Il faut se souvenir que par habitude liée à notre anatomie, les tuyaux de modestie étaient ouverts pour les femmes et fermés pour les hommes.
La question se pose en particulier par les danseuses de cancan, vous imaginez pourquoi ! !
La médecine s’en mêle en déconseillant le pantalon ouvert qui laisse passer l’air et les nombreux microbes qu’ils contiennent. Dans ce débat confus qui mêle le fantasme, la morale, la mode, les pratiques hygiénique et le savoir médical, que le pantalon fermé s’impose à l’approche de la première mondiale.
Les garnitures qui les agrémentent, les enluminent, les fleurissent se multiplient et leur profusion métamorphose l’espace intime féminin.
Les sous-vêtements féminins s’embrassent, et deviennent dessous.
Si à la fin du 19eme siècle et dans ce contexte, l’exposition du trousseau devient impudique, celle des dessous de la clientèle des grands magasins prend le relais.
C’est avec l’invention des dessous que la lingerie accède au statut d’objet fétiche…ils appartiennent à la culture de la féminité galante que les spectacles, la photographie, la presse et le commerce de la mode de la fin du 19eme transforme en une industrie de l’imaginaire érotique.
Autre phénomène de cette époque, la fin du 19eme siècle est celui de la corsetterie.
Petit rappelle lexical, la corsetterie a une vocation technique et esthétique : corps, corset, guepière ou le soutien-gorge dont le nom apparaît dans le Larousse en 1904. Elle est ce sur quoi le vêtement visible repose et s’appuie. Elle sert de charpente et de fondation.
Revenons à notre période, c’est le règne du corset, mais avec une autre vocation. Au 18eme siècle, il est également l’instrument d’une pédagogie de maintien et de posture. Mais au 19ele siècle, ce nouveau corset a pour vocation de modeler le corps en mettant en avant son académie cad sa taille, sa poitrine et ses hanches. Le maintien quant à lui appartient désormais à la corsetterie médicale.
Le corset devient alors la charpente de la silhouette et de ses métamorphoses.
Mais à cette même période, de nombreux courants dénoncent ce corset, jugés rigide et mauvais pour le corps des femmes.
A travers ces courants, mais aussi l’expansion de la pratique du sport des femmes, de la culture naturiste, commence alors à se dessiner l’idéal d’une beauté naturelle, affinée, d’une minceur athlétique traquant les graisses et les plis, annonçant l’évolution de la femme au 20eme siècle.
L’histoire de la lingerie depuis un siècle (de la fin du 19eme siècle à nos jours)
Mercredi 25 juin 2008LA FIN DU 19EME SIECLE : LE TROUSSEAU ET LES PANTALONS
Le mot dessous n’apparaît qu’à la fin du 19eme siècle
Il témoigne en tout cas de l’immense euphorie qui va s’emparer alors du vêtement intime des femmes jusqu’à en faire un véritable accessoire de mode pour les jeunes filles du 21ème siècle.
C’est le sens le plus intime de la lingerie, dont la vocation première est l’hygiène c’est à dire de protéger les vêtements des secrétions du corps et de la peau.
Il est le vocabulaire d’une féminité nuptiale maternelle et domestique.
En effet, les jeunes filles pour la première fois en fleurs comme disaient nos ancêtres de cette époque marquaient leur linge de leur initial, à leur chiffres, chacune utilisant un point de croix n’appartenant qu’à elle, et qui était son point de marque. Ce trousseau était exposé lors de Son mariage.
En ce sens, la lingerie accompagnait les transformations de la jeune fille, son apprentissage de la féminité et ses rites de passages.
On verra d’ailleurs tout au long de cette histoire comment le spectacle et le sport vont influencer l’histoire de nos dessous.
Le raccourcissement des jupes et cotillons de scène poussent les danseuses à porter ces fameux pantalons, que la bourgeoisie du 19eme siècle va ensuite adapter. Il faudra quand même quelque temps pour que le caleçon se défasse de cette origine scabreuse. A cette époque, l’église le rappelle « c’est l’homme qui porte la culotte ».