Archive pour la catégorie 'Histoire de la lingerie'

Les années 90 : celle du 90B

Jeudi 17 juillet 2008
Accentuant les tendances annoncées dans les années 80 ; les femmes sont fières de leurs seins haut placés sous des TS moulant laissant le nombril à l’air.
 
La betty boop des années 90 est incarné par Lara Croft des jeux vidées, et les SPICE GIRLS.
 
Evidemment c’est l’explosion du wonderbra. Il a été conçu à l’aube des années 70 par la marque CANADELLE sans succès étant donné le contexte dont nous venons de parler.
 
Playtex le relance deux décennies plus tard avec le succès qu’on lui connaît.
 
 
En 93 : un an après son arrivée il s’en vend 8000 par jour à 242 francs en dentelle et 199 francs en coton.
En 94 : 1,6 millions sont vendus.
 
S’impose alors la génération des soutien-gorge ampliforme à coussinets qui rehaussent des poitrines sûres de leur fait et décider à mener le jeu de la séduction. Souvenez-vous en 94 de la pub de Wonderbra avec Eva Herzigova : Regardez-moi dans les yeux…j’ai dit dans les yeux.
 
Aux mannequins longilignes comme Ines de la Fresssange succèdent les pulpeuses comme Claudia Shiffer.
 
 
Le 85B est détrône par le 90B .
 
Ceci est aussi renforcé par le développement de la chirurgie esthétique, des modes gymnastiques (aérobic et cie).
C’est aussi l’arrivée des nouveaux slips et collants remontes-fesses, push-up, ventre plat (ex culotte de Bridget Jones)
 
Bref les années 90 sont celle des « belles plantes »
 
Ce sont aussi celles des dessous-dessus, dont notre fameux corset avec Jean-Paul Gauthier fait un retour éphémère. On le porte en dessus, tel un haut de robe, un bustier.
 
Les années 90 et le début du siècle voit surtout l’entrée de la lingerie dans le monde de la mode qui en fait des vrais dessous-dessus , et par la même un accessoire et un code social à part entière. C’est peut-être la seule innovation de ces dix dernières années
 
 
Aujourd’hui, la lingerie a épousé le langage, les rythme et la logistique de la mode. Les salons de la lingerie sont devenus de véritables hypermarchés de la féminité et de ses mystères où les marques n’hésitent pas à débucher des tops modèles pour leur défilé. Regardons le succès des américains victoria secret.
 
A l’école du marketing, les collections sont aujourd’hui diversifiées en autant de marchées, de besoins détectés et de fantasmes en attente.
 
 
La fin des années 90 sera quand même marqué par une grande révolution en terme de matières :
* le lycra qui remplace le nylon apportant souplesse élasticité et confort aux sous-vêtements
* La microfibre, effet seconde peau qui conquiert les femmes pour sa douceur.
 
Lingerie sculpturale, invisible, confortable ou ultra-sexy dans la veine des porno-chic, les femmes du 21eme siècle sont peut-être un peu celles de toute l’histoire de la lingerie.

Les années 80

Jeudi 17 juillet 2008
C’est une réhabilitation des deux sexes, en opposition à l’unisexe des années 70.
 
Les générations de consommatrices jeunes et plutôt aisées retrouvent le chemin des boutiques de lingerie fine et de frivolités délaissées par leurs aînées.
Les folies d’Elodie, capucines puerari et autres rencontrent un vif succès.
 
En 86 : succès du bas qui tient tout seul avec en tête le DIM UP.
 
C’est aussi le lancement de la culotte sloggy à coté de développement du slip sexy dans toutes ses formes : brésiliens, string tanga.
 
Slip ficelle, Le string, apparut en 1975, connaît un succès fulgurant dans les années 80 encouragé par la PAP dans une mode très moulante. C’est la grande époque AZZEDINE ALAYA !
 
A cette même époque les nouveaux combinés apparaissent, raccourcis qui s’arrêtent aux hanches, ils deviennent des caracos.

L’après 68 et les années 70

Jeudi 17 juillet 2008
une désaffection des dessous, l’ERE DE LA NON LINGERIE
 
Plus que les dessous, c’est surtout une désaffection des rituels de séduction jugés obsolètes.
 
Les années 70 sont celles de la mode sans tricherie, de l’unisexe de la métamorphose de la condition féminine.
 
En 71 les féministes proclament haut et fort : Notre corps nous appartient.
En terme de dessous, on est plutôt sur du minimalisme comme le fameux SG sans armature de Huit en voile de maille, permettant aux femmes de lever le poing dans les manifestations sans que leur SG remontent dont elles se voient enfin libérées.
 
La tenue des femmes des années 70 en matière de dessous, c’est un slip, un collant un ou pas de SG.
Souvenons-nous de Miu Miui dans les valseuses de Bertrand blier.
 
 
Parallèlement à cette NON lingerie, l’érotisme trouve refuge dans les photos posters, dans les pages de la presse de charme masculine ou dans les films au succès inattendu comme Emmanuelle en 1973.
 
Plus que l’érotisme, le climat se fait pornographique et mets à nu des détails hyperréaliste ; avec le développement des sex-shops de pigalle.
En 1975, une loi définit une nouvelle catégorie de film, les classées X.
 
C’est d’ailleurs en partie dans les sex-shops que les dessous vont reprendre leur conquête de la lingerie féminine.
 
Et ça aussi grâce à Chantal Thomas, qui en 76 en ouvrant sa nouvelle boutique de la rue Madame, leur confère une légitimité qui leur manque en les taillant dans de belles matières.
Elle incarne l’anti-dote de la NON Lingerie.
La vocation des dessous féminins retrouve leur droit de cité.
 
La presse féminine va jouer un rôle aussi importante dans cette reconquête des dessous féminins. Inquiète de ce nouveau modèle médiatique de la superman, belle intelligente carriériste en tailleur, elle met à l’honneur les bas noir, guêpière et porte-jarretelles. Il faut ressortir le grand jeu si on ne veut pas perdre nos hommes. D’ailleurs Marie-claire à cette époque consacre ses colonnes à une lectrice, prostitué de profession, dont les recommandations sont explicites : mesdames, si vous ne satisfait pas aux fantasmes de vos hommes, ils pourraient aller chercher leur plaisir ailleurs ! !
 
Aubade le confirme ave sa pub en 1982 : Aubade pour un homme

Les années 60 : la femme-enfant

Jeudi 17 juillet 2008
 
Elles sont marquées par le nouveau rôle économique et symbolique détenu désormais par la jeunesse. : celui des jeunes premiers acteurs et des consommateurs de mode.
 
La beauté de ces années n’est plus celle des femmes pulpeuses des années 50 mais celle de la femme-enfant, incarné non pas par une actrice mais par un mannequin vedette Twiggy la brindille.
 
Les jeunes femmes poursuivent alors le même rêve d’un corps allégé des volumes de la génération précédente, d’un corps qui finalement ne sera que surface.
C’est aussi l’ère des objets consommable et périssable, celui de la netteté et de la propreté.
 
Ce sont des corps sans histoires, des corps de petite fille arrêtée au seuil de leur propre féminité.
 
La femme-enfant n’a donc pas de seins, elle porte de petits SG e lycra, matière révolutionnaire qui entre dans la lingerie.
Elle porte aussi les collants. En 69, DIM se rend célèbre avec ses bas vendus en chapelet.
Les modèles fantaisie fleurissent sous les minijupes et la généralisation au pantalon.
 
Cette évolution chromatique est perçue comme un rejet des dessous séducteurs.

Les années après guerre de 47 à 57

Jeudi 17 juillet 2008
Années froides, dessous chauds.
 
Ere de la couturière chez soi, on délaisse les dentelles et mousseline de cette nouvelle féminité d’avant-guerre, pour celle des plus chaudes et confortables enveloppes. Le coton et la soie se font rares, on se tourne vers les fibres artificielles, en particulier la rayonne et la fibranne.
C’est une décennie de rationnement, de récupération et de débrouillardise. Au détriment d’une qualité reconnue en corsetterie. Ce seront d’ailleurs les années noires des dessous en terme de qualité.
 
Pourtant dans ce contexte, une nouvelle académie de la femme idéale apparaît, galbée en poitrine, en taille et en hanche.
Avec bien évidemment le New-look de Christian Dior en 47. Il invite les femmes à reprendre leur place de beaux objets frivoles toutefois dotés du droit de vote. Sorte de revanche sur les femmes-soldats aux carrures de boxeurs. Les matières nobles reviennent en force dans la mode.
 
Deux femmes ; d’un coté la pin-up exagérant ses formes, de l’autre celles qui en raffinent la silhouette et les lignes.
 
Ce sont aussi les premiers succès des mannequins vedettes des couturiers.
 
En corsetterie, c’est la révolution des balconnets, revendique par Madame Carven en 1947 avec son premier soutien-gorge pigeonnier.
Le combiné-dior en fil élastomère(gaines et soutien-gorge en une seule tenue) est le must-have de cette après-guerre.
 
Dans les années 40, la plupart des modèles utilisent cette fibre. Et le nylon fait son apparition dans les bas.
 
La guêpière devient la petite reine des dessous d’après-guerre.
Elle est un peu plus courte et baleinée que les combinées.
La première est lancée par Marcel Rochas en 1945.
C’est la parure de la pose obligée, de Rita Hayworth à Ava Gardner en passant par Marilyne et Brigitte Bardot.
 
La gaine voit alors ses derniers jours, jugé comme le dessous des mères et ceux de l’avant-guerre, les jeunes filles les délaissent.
 
Les années 50 sont marqués par la fascination des potines généreuses. Et la variété des SG de cette époque en témoigne.
Scandale lance d’ailleurs au début de cette décennie le VERY SECRET un SG en nylon à bonnets compensé doublés d’une poche en matière plastique d’une extrême finesse gonflable à volonté.
 
Comme la gaine, la combinaison entame son déclin. Elle conservera quand même une légitimité jusque dans les années 60 qu’elle doit en partie à ses avantages hygiéniques, esthétiques et économique. Elle protégeait en effet chemisiers et robes de la transpiration.
Mais elle se transforme progressivement en fond de robe.
 
L’angélique gardienne de la féminité des années 50 devient alors la chemise de nuit qui s’érotisent.

Les années 30 à la fin de la 2GM :

Mercredi 16 juillet 2008

un retour aux formes naturelles, et des évolutions techniques majeures

 
Mais la fin de cette décennie annonce l’avènement d’une nouvelle féminité. Jean Patou en présentant sa collection en 1929 exulte avec ses robes rallongées.
Fini la garçonne de l’après-guerre, les tailles des robes retrouvent leur place.
C’est un retour aux formes naturelles de la femme.
 
Ce mouvement se fait sous deux auspices qui traversent la culture : l’invocation du classicisme gréco-romain et la nostalgie du romantisme. Epoque de dépression économique et au durcissement des affrontements idéologiques et politiques, s’invente une féminité romantique illustré par le succès d’Autant en emporte le vent en 1939.
 
Après la garçonne des années 20, la corsetterie et la lingerie deviennent les fidèles servantes de cette femme.
 
Deux évolutions techniques accompagnent l’évolution des dessous de l’époque :
  • Le biais conquiert ses lettres de noblesses, permettant d’épouser les ondulations de la silhouette que la coupe en droit-fil lui refuse.. Madelaine Vionnet l’illustre parfaitement avec ces premières robes coupées en biais moulant ainsi les corps et épousant les formes des femmes.
  • L’arrivée du fil élasthanne et du latex qui permettent des mises au point de tissus élastiques. Les gaines s’assouplissent
La femme élégante de l’époque possède trois gaines, une pour les courses, une pour le sport, une pour le soir.
 
C’est aussi dans ce climat de restauration des galbes naturels, que le soutien-gorge s’affirme et conquiert sa forme moderne et se structure en deux bonnets avec une seule mission : séparer les deux siens pour mieux les maintenir.
Keskos une marque américaine avec ses SG à structure triangulaire incarne cette génération.
Autre révolution née du souci de classer les anatomies pour standardiser la production, le système de taille apparaît. En 1935 Warner lance le 1er abécédaire des poitrines féminines de la taille A à D.
 
A la veille de la 2eme GM, le SG devient l’autel de la poitrine et pièce à part entière de la corsetterie.
Au départ vanté pour son maintien et sa tenue, son image s’érotise pour connaître son premier age d’or dans les années 50.
 
A coté de cette corsetterie, et remplaçant les combines-pantalons ou jupes, la combinaison de jour et la chemise de nuit deviennent les deux marraines fidèles de cette nouvelle féminité.
 
En 1938, le slip devient aussi indispensable.

LES ANNEES 20 : APOGEE DE LA GARCONNE

Vendredi 11 juillet 2008
Les années 20, c’est l’apogée de la garçonne. La désaffectation des femmes pour les dessous affriolants est à son apogée. La silhouette est alors androgyne, sous des robes aux lignes droites.
 
Notre pantalon d’avant-guerre est troqué pour la culotte de jersey (la culotte petit bateau commence sa carrière) ou de voile triple. Elle peut éventuellement porter une gaine ou une ceinture.
La chemise et le pantalon disparaissent au profit d’une combinaison des deux : la combinaison-pantalon ou la combinaison-jupe aux déclinaisons multiples.
 
C’est surtout à cette époque la démocratisation de la lingerie : la lingerie pour tous. Et ceux grâce à deux conquêtes spectaculaires :
L’arrivée de la couleur et de la soie artificielle, la rayonne, parfum du luxe et de la luxure.
 

Au début du 20eme siècle

Jeudi 10 juillet 2008

Au début du 20eme siècle :

le corps des femmes sans corset, les femmes en gaines

 

 

Au début du 20eme siècle, La corsetterie doit alors faire preuve d’imagination pour satisfaire ces femmes qui ne cessent de maigrir. Et commence à apparaître à la fin du siècle des corps de femmes sans corsets.

 

Ainsi, en 1910, on tend à affranchir le buste et à faire descendre le corset jusqu’à mi-cuisse et à gagner en souplesse….

 

Le buste devient  alors dégagé, les seins peuvent être soutenus soit par un petit cache-corset brassière, soit par une Georgette, soit par un maintien gorge, soit enfin par ce que l’on va appeler un soutien-gorge.

Le mot apparaît donc dans le Larousse en 1904 résultante lexical des recherches et tâtonnements des médecins, des femmes souvent et des corsettiers qui de brevet en brevet cherchent à créer un corset hygiénique soulageant l’abdomen.

 

La 1er GM joue un rôle moteur dans le déclin du corset. En quittant leur foyer pour faire des taches masculines abandonnées par les hommes partis au front, les femmes quittent leur carcan.

Pour résumer

Mardi 1 juillet 2008

Pour résumer, l’armure invisible des femmes à la fin du 19eme siècle c’est la chemise de jour enfoncé dans le pantalon, un ou deux jupons, un cache corset et des bas retenu au-dessous du genou par une jarretière (plus tard les porte-jarretelles).

 Ce pantalon va jouer un rôle fondamental car se pose alors une question :

Pantalon ouvert ou fermé. Il faut se souvenir que par habitude liée à notre anatomie, les tuyaux de modestie étaient ouverts pour les femmes et fermés pour les hommes.

La question se pose en particulier par les danseuses de cancan, vous imaginez pourquoi ! !

La médecine s’en mêle en déconseillant le pantalon ouvert qui laisse passer l’air et les nombreux microbes qu’ils contiennent. Dans ce débat confus qui mêle le fantasme, la morale, la mode, les pratiques hygiénique et le savoir médical, que le pantalon fermé s’impose à l’approche de la première mondiale.

Les garnitures qui les agrémentent, les enluminent, les fleurissent se multiplient et leur profusion métamorphose l’espace intime féminin.

Les sous-vêtements féminins s’embrassent, et deviennent dessous.

Si à la fin du 19eme siècle et dans ce contexte, l’exposition du trousseau devient impudique, celle des dessous de la clientèle des grands magasins prend le relais.

 

C’est avec l’invention des dessous que la lingerie accède au statut d’objet fétiche…ils appartiennent à la culture de la féminité galante que les spectacles, la photographie, la presse et le commerce de la mode de la fin du 19eme transforme en une industrie de l’imaginaire érotique.

 
Autre phénomène de cette époque, la fin du 19eme siècle est celui de la corsetterie.

Petit rappelle lexical, la corsetterie a une vocation technique et esthétique : corps, corset, guepière ou le soutien-gorge dont le nom apparaît dans le Larousse en 1904. Elle est ce sur quoi le vêtement visible repose et s’appuie. Elle sert de charpente et de fondation.

 

Revenons à notre période, c’est le règne du corset, mais avec une autre vocation. Au 18eme siècle, il est également l’instrument d’une pédagogie de maintien et de posture. Mais au 19ele siècle, ce nouveau corset a pour vocation de modeler le corps en mettant en avant son académie cad sa taille, sa poitrine et ses hanches. Le maintien quant à lui appartient désormais à la corsetterie médicale.

Le corset devient alors la charpente de la silhouette et de ses métamorphoses.

Mais à cette même période, de nombreux courants dénoncent ce corset, jugés rigide et mauvais pour le corps des femmes.

A travers ces courants, mais aussi l’expansion de la pratique du sport des femmes, de la culture naturiste, commence alors à se dessiner l’idéal d’une beauté naturelle, affinée, d’une minceur athlétique traquant les graisses et les plis, annonçant l’évolution de la femme au 20eme siècle.

L’histoire de la lingerie depuis un siècle (de la fin du 19eme siècle à nos jours)

Mercredi 25 juin 2008

LA FIN DU 19EME SIECLE : LE TROUSSEAU ET LES PANTALONS

 Jusqu’à la fin du 19eme siècle, les femmes portent du linge de corps, de la lingerie et de la corsetterie.

Le mot dessous n’apparaît qu’à la fin du 19eme siècle

 Changements de mots, changements de mœurs ???

Il témoigne en tout cas de l’immense euphorie qui va s’emparer alors du vêtement intime des femmes jusqu’à en faire un véritable accessoire de mode pour les jeunes filles du 21ème siècle.

 Le 19eme siècle, sera celui du linge de corps, dont l’expression est descriptive au même titre que le linge de maison ou le linge de table.

C’est le sens le plus intime de la lingerie, dont la vocation première est l’hygiène c’est à dire de protéger les vêtements des secrétions du corps et de la peau.

Il est le vocabulaire d’une féminité nuptiale maternelle et domestique.

 Le symbole de ce linge de corps de cette époque est le trousseau.

En effet, les jeunes filles pour la première fois en fleurs comme disaient nos ancêtres de cette époque marquaient leur linge de leur initial, à leur chiffres, chacune utilisant un point de croix n’appartenant qu’à elle, et qui était son point de marque. Ce trousseau était exposé lors de Son mariage.

En ce sens, la lingerie accompagnait les transformations de la jeune fille, son apprentissage de la féminité et ses rites de passages.

 Autre phénomène de cette époque, l’arrivée du pantalon dans la lingerie des femmes. Catherine de Médicis au 16eme siècle l’avait déjà introduit dans sa garde-robe, emprunté aux prostituées vénitiennes. Il disparaîtra pendant deux siècles avant de revenir en force à la fin du 19eme siècle grâce aux tenues des danseuses de l’opéra.

On verra d’ailleurs tout au long de cette histoire comment le spectacle et le sport vont influencer l’histoire de nos dessous.

Le raccourcissement des jupes et cotillons de scène poussent les danseuses à porter ces fameux pantalons, que la bourgeoisie du 19eme siècle va ensuite adapter. Il faudra quand même quelque temps pour que le caleçon se défasse de cette origine scabreuse. A cette époque, l’église le rappelle « c’est l’homme qui porte la culotte ».

 Le pantalon fait donc son entrée, la mode est aux crinolines qui mettent l’intimité des femmes à la merci d’une brise glaciale, ils font donc les protéger !