L’après 68 et les années 70
publié le Jeudi 17 juillet 2008 à 12:33, dans Histoire de la lingerie
une désaffection des dessous, l’ERE DE LA NON LINGERIE
Plus que les dessous, c’est surtout une désaffection des rituels de séduction jugés obsolètes.
Les années 70 sont celles de la mode sans tricherie, de l’unisexe de la métamorphose de la condition féminine.
En 71 les féministes proclament haut et fort : Notre corps nous appartient.
En terme de dessous, on est plutôt sur du minimalisme comme le fameux SG sans armature de Huit en voile de maille, permettant aux femmes de lever le poing dans les manifestations sans que leur SG remontent dont elles se voient enfin libérées.
La tenue des femmes des années 70 en matière de dessous, c’est un slip, un collant un ou pas de SG.
Souvenons-nous de Miu Miui dans les valseuses de Bertrand blier.
Parallèlement à cette NON lingerie, l’érotisme trouve refuge dans les photos posters, dans les pages de la presse de charme masculine ou dans les films au succès inattendu comme Emmanuelle en 1973.
Plus que l’érotisme, le climat se fait pornographique et mets à nu des détails hyperréaliste ; avec le développement des sex-shops de pigalle.
En 1975, une loi définit une nouvelle catégorie de film, les classées X.
C’est d’ailleurs en partie dans les sex-shops que les dessous vont reprendre leur conquête de la lingerie féminine.
Et ça aussi grâce à Chantal Thomas, qui en 76 en ouvrant sa nouvelle boutique de la rue Madame, leur confère une légitimité qui leur manque en les taillant dans de belles matières.
Elle incarne l’anti-dote de la NON Lingerie.
La vocation des dessous féminins retrouve leur droit de cité.
La presse féminine va jouer un rôle aussi importante dans cette reconquête des dessous féminins. Inquiète de ce nouveau modèle médiatique de la superman, belle intelligente carriériste en tailleur, elle met à l’honneur les bas noir, guêpière et porte-jarretelles. Il faut ressortir le grand jeu si on ne veut pas perdre nos hommes. D’ailleurs Marie-claire à cette époque consacre ses colonnes à une lectrice, prostitué de profession, dont les recommandations sont explicites : mesdames, si vous ne satisfait pas aux fantasmes de vos hommes, ils pourraient aller chercher leur plaisir ailleurs ! !
Aubade le confirme ave sa pub en 1982 : Aubade pour un homme