Les années 30 à la fin de la 2GM :

publié le Mercredi 16 juillet 2008 à 9:41, dans Histoire de la lingerie

un retour aux formes naturelles, et des évolutions techniques majeures

 
Mais la fin de cette décennie annonce l’avènement d’une nouvelle féminité. Jean Patou en présentant sa collection en 1929 exulte avec ses robes rallongées.
Fini la garçonne de l’après-guerre, les tailles des robes retrouvent leur place.
C’est un retour aux formes naturelles de la femme.
 
Ce mouvement se fait sous deux auspices qui traversent la culture : l’invocation du classicisme gréco-romain et la nostalgie du romantisme. Epoque de dépression économique et au durcissement des affrontements idéologiques et politiques, s’invente une féminité romantique illustré par le succès d’Autant en emporte le vent en 1939.
 
Après la garçonne des années 20, la corsetterie et la lingerie deviennent les fidèles servantes de cette femme.
 
Deux évolutions techniques accompagnent l’évolution des dessous de l’époque :
  • Le biais conquiert ses lettres de noblesses, permettant d’épouser les ondulations de la silhouette que la coupe en droit-fil lui refuse.. Madelaine Vionnet l’illustre parfaitement avec ces premières robes coupées en biais moulant ainsi les corps et épousant les formes des femmes.
  • L’arrivée du fil élasthanne et du latex qui permettent des mises au point de tissus élastiques. Les gaines s’assouplissent
La femme élégante de l’époque possède trois gaines, une pour les courses, une pour le sport, une pour le soir.
 
C’est aussi dans ce climat de restauration des galbes naturels, que le soutien-gorge s’affirme et conquiert sa forme moderne et se structure en deux bonnets avec une seule mission : séparer les deux siens pour mieux les maintenir.
Keskos une marque américaine avec ses SG à structure triangulaire incarne cette génération.
Autre révolution née du souci de classer les anatomies pour standardiser la production, le système de taille apparaît. En 1935 Warner lance le 1er abécédaire des poitrines féminines de la taille A à D.
 
A la veille de la 2eme GM, le SG devient l’autel de la poitrine et pièce à part entière de la corsetterie.
Au départ vanté pour son maintien et sa tenue, son image s’érotise pour connaître son premier age d’or dans les années 50.
 
A coté de cette corsetterie, et remplaçant les combines-pantalons ou jupes, la combinaison de jour et la chemise de nuit deviennent les deux marraines fidèles de cette nouvelle féminité.
 
En 1938, le slip devient aussi indispensable.

Laisser un commentaire

Cryptogram