Pour résumer

publié le Mardi 1 juillet 2008 à 10:48, dans Histoire de la lingerie

Pour résumer, l’armure invisible des femmes à la fin du 19eme siècle c’est la chemise de jour enfoncé dans le pantalon, un ou deux jupons, un cache corset et des bas retenu au-dessous du genou par une jarretière (plus tard les porte-jarretelles).

 Ce pantalon va jouer un rôle fondamental car se pose alors une question :

Pantalon ouvert ou fermé. Il faut se souvenir que par habitude liée à notre anatomie, les tuyaux de modestie étaient ouverts pour les femmes et fermés pour les hommes.

La question se pose en particulier par les danseuses de cancan, vous imaginez pourquoi ! !

La médecine s’en mêle en déconseillant le pantalon ouvert qui laisse passer l’air et les nombreux microbes qu’ils contiennent. Dans ce débat confus qui mêle le fantasme, la morale, la mode, les pratiques hygiénique et le savoir médical, que le pantalon fermé s’impose à l’approche de la première mondiale.

Les garnitures qui les agrémentent, les enluminent, les fleurissent se multiplient et leur profusion métamorphose l’espace intime féminin.

Les sous-vêtements féminins s’embrassent, et deviennent dessous.

Si à la fin du 19eme siècle et dans ce contexte, l’exposition du trousseau devient impudique, celle des dessous de la clientèle des grands magasins prend le relais.

 

C’est avec l’invention des dessous que la lingerie accède au statut d’objet fétiche…ils appartiennent à la culture de la féminité galante que les spectacles, la photographie, la presse et le commerce de la mode de la fin du 19eme transforme en une industrie de l’imaginaire érotique.

 
Autre phénomène de cette époque, la fin du 19eme siècle est celui de la corsetterie.

Petit rappelle lexical, la corsetterie a une vocation technique et esthétique : corps, corset, guepière ou le soutien-gorge dont le nom apparaît dans le Larousse en 1904. Elle est ce sur quoi le vêtement visible repose et s’appuie. Elle sert de charpente et de fondation.

 

Revenons à notre période, c’est le règne du corset, mais avec une autre vocation. Au 18eme siècle, il est également l’instrument d’une pédagogie de maintien et de posture. Mais au 19ele siècle, ce nouveau corset a pour vocation de modeler le corps en mettant en avant son académie cad sa taille, sa poitrine et ses hanches. Le maintien quant à lui appartient désormais à la corsetterie médicale.

Le corset devient alors la charpente de la silhouette et de ses métamorphoses.

Mais à cette même période, de nombreux courants dénoncent ce corset, jugés rigide et mauvais pour le corps des femmes.

A travers ces courants, mais aussi l’expansion de la pratique du sport des femmes, de la culture naturiste, commence alors à se dessiner l’idéal d’une beauté naturelle, affinée, d’une minceur athlétique traquant les graisses et les plis, annonçant l’évolution de la femme au 20eme siècle.

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